La compagnie du Canal a laissé son ancien hôtel, construit de 1792 à 1796 en pleine période révolutionnaire. Une voûte traverse son pavillon central afin de laisser passer les bateaux qui remontaient, par le prolongement du canal, jusqu’à La Grand’ Croix.
Ce bâtiment devenu Hôtel de Ville en 1892, se mirait dans un bassin de 120m sur 60m, le port du canal qui a servi encore longtemps pour les joutes, sport favori des ripagériens.
Sur le Site du Gourd-Marin, rue Barthélemy Brunon, se trouvent les derniers vestiges nous rappelant le passé minier de la ville. Un haut bâtiment de briques rouges abritait un puits dans lequel se mouvait un mécanisme conçu par un ingénieur belge : Warocquée ; ascenseur sophistiqué pour l’époque qui servait uniquement à la descente et à la remontée des mineurs.Tout près, avec le grès houiller du pays, avaient été construits les premiers bains du bassin houiller de la Loire, réservés aux mineurs. Ils pouvaient se laver dans une modeste piscine de 25 m2, alimentée en eau chaude par les chaudières qui actionnaient aussi la machine Warocquée. Bien qu’inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques, ces deux bâtiments, reliés et transformés, sont devenus une chambre funéraire.Sur la pelouse, à l’ombre d’un platane inscrit à l’inventaire des arbres remarquables de la Loire, a été transporté le chevalement du Puits de Combélibert, (lui aussi inscrit) typique de l’exploitation primitive du charbon.
La cheminée des Etaings, classée monument historique en 1992.
Construite vers 1866 par la dynastie des Marrel, elle est l’une des plus hautes d’Europe avec ses 108,70 m. Bien qu’érigée sur Châteauneuf, elle est le symbole du passé industriel de Rive de Gier.
L’église Notre-Dame, (inscrite aux MH depuis 1981) a été édifiée sur l’emplacement de l’ancienne église romane, vétuste et trop exiguë, car c’était le seul emplacement encore stable : les extracteurs des mines ayant respectés ce sous-sol. La première pierre est bénie le 15 février 1818 et sa construction en pierres du Mouillon, (grès houiller), est assez chaotique, elle sera consacrée le 16 décembre 1823. Parallélogramme de 40m sur 20, elle a l’apparence d’un temple grec dont son porche en est le principal témoin avec son fronton triangulaire. En 1853 et 1854, un peintre d’origine piémontaise : Giovanni Zaccheo qui a beaucoup œuvré dans le Roannais, recouvre tout l’intérieur de peintures à fresque s’inspirant de Léonard de Vinci et de Raphael pour les deux principaux sujets mais reproduisant aussi des scènes de la vie de la Vierge ou stylisant des fleurs sur toutes les parois disponibles. Les boiseries, les statues sont remarquables et les vitraux sont de Mauvernay.
Visites historiques
L’association ripagérienne de recherches historiques propose pour les groupes des visites de tous ces sites et autres lieux de la cité.
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